Mon interview
par Valérie Berthier pour Ici-voyance.fr
« Il faut avant tout expliquer et comprendre les évènements du passé avant de pouvoir en faire de même pour le futur.«
Pour notre dossier « La voyance du XXIème siècle », je suis partie à la rencontre des membres de
l’équipe du site « Ici-voyance.fr » qui exercent leur profession quasi exclusivement par téléphone et quelques fois au sein de Salons organisés par leur site un peu partout en France. Au cours de consultations de 20, 30 ou 40 minutes, Anne-Marie, Daniel, Mike, ou encore Vincent et les autres, plongent littéralement dans le vécu passé, présent et à venir d’hommes et de femmes de tous âges, de toutes conditions sociales qui n’ont au fond que deux points communs: ils se sentent plus ou moins perdus dans leur vie affective (ou plus rarement professionnelle) et ils croient (ou espèrent), fermement dans ce qui est écrit.
Mais comment en vient-on à exercer ce métier de voyant ? Quelles sont les qualités requises pour être professionnel ? Est-ce difficile ? Plaisant ? inquiétant ? valorisant…?
Yamma, 58 ans, respire la douceur et la sérénité. Très à l’aise devant mon micro, elle répond avec beaucoup de gentillesse à mes questions, en prenant bien soin de développer chacune de ses réponses :
Comment es-tu devenue voyante par téléphone ?
| « La voyance est certes un vieux métier, mais pas forcément bien vu ni reconnu« |

Un peu par hasard, même si je pense que le hasard n’existe pas. A l’époque, je travaillais dans le secteur juridique, mais je me suis lassée de ce monde de convenances, d’hypocrisie et d’argent; ce n’était pas du tout »mon » monde. J’ai donc décidé de changer de métier au bout de 25 ans d’exercice. Une des mes amies, à qui je tirais les cartes de temps en temps, travaillait dans un cabinet de voyance, et elle m’a proposé de rejoindre leur équipe. Pour être franche, au début, j’avais un peu honte de faire ce métier; rien à voir avec le coté juriste que je connaissais. La voyance est certes un vieux métier, mais pas forcément bien apprécié ni bien reconnu. J’ai donc fait un essai, en travaillant quelques heures par jour, jusqu’au moment où je me suis aperçue que je savais, et surtout, que je pouvais le faire. J’ai bien évidemment découvert beaucoup de personnes sous leur jour le plus vrai, ce que je n’avais pas dans mon précédent métier. J’ai pris énormément de plaisir à faire de la voyance par téléphone, et j’ai, par conséquent, décidé de continuer.
A propos, pourquoi avoir choisi de travailler pour « Ici-voyance.fr » ?
Là encore, par hasard. Il y a de cela 2 ans, je suis tombée très malade. Par la force des choses, j’ai dû mettre en « stand-by » ma profession; Ce fût le début d’une très longue convalescence. Dès que j’ai recouvré ma santé, j’ai bien naturellement souhaité reprendre mon activité. J’ai fais de nombreuses recherches sur internet, pour des offres d’emploi susceptibles de m’intéresser. J’ai retenu, parmi de nombreuses annonces, celle d’Ici-voyance. J’ai eu contact avec Franck, qui m’a paru être un homme extrêmement honnête, rigoureux, et avec beaucoup de simplicité finalement. Il m’a beaucoup plu et j’ai eu envie de travailler avec lui. Après avoir passé plusieurs tests, j’ai rejoint l’équipe, et je ne le regrette pas un instant.
Quels types de personnes font appel à toi et pour quelles raisons ?
J’ai autant de femmes que d’hommes, mais les femmes consultent plus souvent, tout
simplement. En général, elles m’appellent pour des raisons sentimentales, mais ce n’est pas une généralité. Ces femmes sont tout autant que les hommes, confrontées aux dures réalités de la vie active; peur du licenciement, désir d’une promotion etc. La seule différence notable, est que les hommes ont plus de pudeur; ils abordent tout d’abord le domaine du travail, et seulement ensuite, ils posent des questions sur leur vie sentimentale. Chaque être humain, à un moment ou à un autre de sa vie, perd pied dans le tissu de ses problèmes, et cela, quelque soit son âge ou sexe. Il angoisse suffisamment pour ne plus savoir où est la vérité, il n’est plus capable de séparer le bien du mal. Il a donc recours à moi, ou à un autre collègue, pour essayer d’y voir plus clair, de faire les meilleurs choix, tout en gardant son libre arbitre.
Que redoutes-tu le plus dans ton métier ? Qu’est ce qui te semble le plus difficile ?
Le plus difficile, c’est lorsque des personnes nous appellent en étant persuadées que nous allons résoudre tous les problèmes qu’ils rencontrent. Ils attendent de nous la recette miracle avec un kit tout prêt pour le bonheur. Malheureusement, ça n’existe pas ! (rires) Par conséquent, ce n’est pas une clientèle facile; ils ont beau être maîtres de leur destin, s’ils n’ont aucun désir de se prendre en main, la situation stagne; On ne peut pas le faire à leur place.
Ce que je redoutes le plus, c’est qu’on m’interroge sur la mort des autres. A ce moment là, j’explique que nous ne sommes pas Dieu, que Lui seul connaît le jour de notre entrée dans la vie, et par conséquent de notre sortie. C’est un domaine qui ne nous appartient pas.
Comment ton entourage ressent-il ta profession et tes dons ? Est ce que tu te présentes comme « voyante » quand tu es invitée quelque part ?
Ma famille et mes amis proches sont bien entendus au courant de mon activité. Ils n’émettent aucune critique vis à vis de ma profession, bien au contraire; force est de constater que je suis bien plus épanouie maintenant. Venir en aide à des personnes désireuses de faire évoluer leur situation (personnelle ou professionnelle) me procure une grande satisfaction, et un sentiment de réussite.
Hormis ça, je ne me présente jamais en tant que voyante, mais en tant que profession libérale. Je dis que je fais du soutient psychologique, pour la simple et bonne raison que je ne veux pas être sans arrêt sollicitée. Cela nuit à toute vie sociale, dans la mesure où être considéré comme à part peut être exploité en permanence.
Pour conclure, quel message à propos de la voyance, aimerais tu adresser à nos lectrices et à nos lecteurs, qui pour la plupart te consultent, ou pourraient bien te consulter ?
J’espère pouvoir leur apporter le meilleur éclairage possible sur les conditions futures de leur vie. Mais il faut avant tout expliquer et comprendre les évènements du passé avant de pouvoir faire de même pour le futur.
A côté d’un mur il y a toujours une porte. Si on se prend le mur, c’est qu’on aurait pu emprunter la porte juste à coté. Mon rôle est de vous guider parfois de quelques millimètres sur la gauche ou sur la droite, pour que vous preniez la porte et pas le mur. (Rires)
Propos recueillis par Valérie Berthier